Juillet 2026

Le 20 octobre 2026 Par Les Coloriés

Chers Parents, Chères Equipes, Chers Partenaires, C’est le temps des vacances et d’un repos bien mérité aux Coloriés pour toutes les équipes!

Notre newsletter écrite par chacune de nos directrices retrace la vie aux Coloriés et les sujets qui leur tiennent à cœur comme le sommeil, la morsure, les règles et limites de l’interdit, les laitages, le change, les accidents domestiques, la punition, l’intergénérationnel, la bienveillance et la maltraitance. 

Pour préparer la rentrée, des thèmes propres à nos crèches sont aussi abordés comme les transmissions, l’accueil des bébés, l’évolution de notre règlement de fonctionnement.  

Juillet a été aussi l’occasion de fêter avec nos équipes l’été et les vacances lors d’une belle soirée conviviale placée sous le signe de la solidarité des trois associations que nous soutenons.

Nous vous glissons 2 tutos d’éveil à la nature et d’éveil artistique que vous pouvez réaliser durant vos vacances. 

Nous tenions aussi à vous remercier pour votre participation au baromètre de satisfaction annuelle dont les résultats sont excellents car vous êtes 95% a considérer que vos enfants sont heureux d’aller aux Coloriés ! 

Nous vous souhaitons de très bonnes vacances!  

L’équipe des Coloriés

~ L’accompagnement au sommeil en crèche ! ~

Le sommeil est un besoin fondamental pour le jeune enfant,  Il est indispensable à son développement physique, émotionnel et cognitif.

Pourquoi? Parce que dormir permet à l’enfant de récupérer, de grandir, de consolider ses apprentissages et de réguler ses émotions. Chaque enfant possède toutefois son propre rythme de sommeil, qui évolue avec l’âge et ses besoins individuels.

Ainsi, le rôle des professionnelles est d’accompagner chaque enfant avec bienveillance, sécurité et respect de son rythme naturel.

Un sommeil de qualité aujourd’hui, c’est un enfant plus disponible pour découvrir, apprendre et grandir demain

Notre objectif aux Coloriés est que chaque enfant puisse vivre ses temps de repos dans un environnement calme, rassurant et adapté à ses besoins.

Certains enfants s’endorment rapidement, d’autres ont besoin de davantage de temps, et cela est tout à fait normal!

À la crèche, nous observons différentes situations :

  • Fatigue plus ou moins marquée,
  • Besoins de réassurance,
  • Périodes de développements importants,
  • Changements dans la vie familiale,
  • Rythmes de sommeil variable selon les âges.

Autant d’éléments qui nous invitent à personnaliser notre accompagnement.

Notre accompagnement est simple:

  • Respecter les signes de fatigue de l’enfant,
  • Proposer le repos sans jamais le forcer à dormir,
  • Mettre en place des repères rassurants et constants,
  • Favoriser un environnement calme et sécurisant,
  • Accompagner l’endormissement avec douceur et disponibilité.

Nous veillons également à respecter les habitudes de sommeil de chaque enfant dans la mesure du possible, afin de maintenir une continuité entre la maison et la crèche.

Nous dialoguons avec les familles afin que les habitudes de sommeil de l’enfant puissent être prises en compte et que les repères entre la maison et la crèche restent les plus cohérents possible.

Les besoins de sommeil évoluent naturellement avec l’âge :

  • 0 à 6 mois : 14 à 17 heures par jour ;
  • 6 à 12 mois : 12 à 15 heures par jour ;
  • 1 à 2 ans : 11 à 14 heures par jour ;
  • 2 à 3 ans : 10 à 13 heures par jour.

Les horaires de sieste et les besoins de repos peuvent varier d’un enfant à l’autre. Chez les plus jeunes, une période d’adaptation est parfois nécessaire afin de trouver leurs repères dans ce nouvel environnement.

Afin de favoriser un endormissement serein, nous mettons en place un climat calme et rassurant : ambiance apaisée, voix douces, diminution progressive de l’agitation du groupe ou encore temps de lecture avant le coucher.

Lorsque cela est nécessaire, un professionnel reste présent auprès des enfants pour les accompagner vers le sommeil.

Les objets transitionnels, tels que le doudou ou la tétine, occupent également une place importante. Ils permettent à l’enfant de retrouver un élément familier et sécurisant au moment du repos.

À travers notre devoir de protection, nous avons la responsabilité :

  • de respecter le rythme de sommeil de chaque enfant ;
  • de garantir un environnement de couchage sécurisé ;
  • d’assurer une surveillance adaptée pendant les temps de repos ;
  • de favoriser le bien-être et la récupération ;
  • d’accompagner l’enfant dans la construction de repères sécurisants.

L’enfant dort mieux lorsqu’il se sent en confiance et respecté dans ses besoins.

Maintenir un environnement calme, rassurant et adapté à chacun est essentiel pour favoriser un sommeil de qualité.

En conclusion, dormir c’est grandir.

Chaque enfant développe progressivement son propre rapport au sommeil.

Notre mission est de l’accompagner avec bienveillance, de respecter son rythme tout en lui offrant un cadre professionnel, sécurisant et propice à son développement.

Article de Ibtisseme Bouziane – Directrice Auxiliaire de Puériculture aux Coloriés

~ L’importance des règles, limites et interdits ~

Dans les familles comme dans les structures petite enfance, la question revient souvent :

Faut-il poser des règles ? Jusqu’où mettre des limites ? Comment dire non sans être trop sévère ?

Beaucoup d’adultes craignent aujourd’hui d’être “trop autoritaires” et hésitent parfois à poser un cadre clair. Pourtant, les enfants ont profondément besoin de règles, de limites et d’interdits pour grandir sereinement. 

Le défi n’est pas d’être strict en permanence, mais d’offrir un cadre sécurisant, cohérent et bienveillant.

Pourquoi les enfants ont besoin de limites ?

Contrairement à une idée reçue, les limites ne brident pas l’enfant : elles le rassurent. Le jeune enfant découvre le monde progressivement. Il ne possède pas encore la maturité émotionnelle ni cognitive pour gérer seul ses envies, ses frustrations ou ses impulsions. Les adultes servent donc de repères. Des règles claires permettent à l’enfant de se sentir en sécurité, comprendre ce qui est attendu de lui, apprendre à vivre avec les autres, développer l’autonomie, gérer progressivement ses émotions et ses comportements. 

Un enfant sans cadre peut rapidement se sentir perdu. Derrière certains comportements difficiles (cris, opposition, agitation, provocations), on retrouve parfois un besoin de repères plus solides.

La différence entre règle, limite et interdit : ces notions sont proches, mais elles ne recouvrent pas exactement la même chose.

Les règles : Elles organisent la vie quotidienne et la vie en collectivité. Exemples: ranger les jeux après utilisation, se laver les mains avant le repas, attendre son tour.

Elles aident l’enfant à comprendre le fonctionnement du groupe et favorisent le vivre-ensemble.

Les limites : Elles définissent ce qui est acceptable ou non dans les comportements. Exemples: “Je ne te laisse pas taper.” “Tu peux être en colère, mais pas jeter les objets.” La limite accueille l’émotion tout en contenant le comportement.

Les interdits : Ils concernent principalement la sécurité, le respect et la protection. Exemples: traverser la rue seul, mordre, jouer avec des objets dangereux. Ils sont non négociables et doivent être clairement exprimés.

Dire “non” est nécessaire. Le “non” fait partie de l’éducation. Il aide l’enfant à comprendre que tout n’est pas possible immédiatement. Même si cela provoque parfois frustration ou colère, ces expériences sont importantes pour le développement émotionnel. L’enfant apprend peu à peu à : attendre, tolérer la frustration, respecter les autres, à gérer ses désirs. Éviter systématiquement les conflits ou céder constamment peut fragiliser l’enfant plus qu’on ne l’aide.

Poser un cadre sans être trop strict : Un cadre sécurisant ne signifie pas une rigidité excessive. L’objectif n’est pas l’obéissance parfaite, mais l’apprentissage progressif. Voici quelques repères essentiels :

  1. Être clair et cohérent : Les règles doivent être simples, compréhensibles et adaptées à l’âge de l’enfant. Un cadre changeant ou contradictoire peut créer de l’insécurité, un comportement interdit un jour puis accepté le lendemain, des adultes qui ne donnent pas les mêmes repères, des consignes trop nombreuses. Mieux vaut quelques règles stables qu’une multitude d’interdictions.
  1. Expliquer sans négocier en permanence : Expliquer le sens d’une règle aide l’enfant à la comprendre. Par exemple : “Je te tiens la main parce que la route est dangereuse.”, “On parle doucement pour respecter les autres enfants qui dorment.” Cependant, tout ne peut pas être négocié. Certains interdits restent nécessaires même si l’enfant proteste.
  1. Accueillir les émotions : Un enfant peut être frustré, triste ou en colère face à une limite. Ces réactions sont normales. L’adulte peut reconnaître l’émotion tout en maintenant le cadre : “Je vois que tu es très en colère.” “Tu aurais aimé continuer.” “Je comprends que ce soit difficile.” Cela aide l’enfant à se sentir compris sans que la règle ne disparaisse.
  1. Éviter les punitions humiliantes : Les humiliations, menaces ou cris répétés fragilisent l’estime de soi et n’aident pas réellement l’enfant à apprendre. Il est plus efficace de :réparer après une bêtise ;accompagner vers une solution ;rappeler calmement la règle ;proposer des alternatives. Exemple :“Tu ne peux pas lancer les voitures sur le copain. Tu peux les faire rouler au sol.”
  2. Adapter les attentes à l’âge : Un tout-petit n’a pas les mêmes capacités qu’un enfant plus grand. Avant 3 ans, l’enfant contrôle encore difficilement ses impulsions. Répéter les règles fait partie du processus normal d’apprentissage. Ce n’est pas de la provocation volontaire.

Les professionnels comme les parents gagnent à ajuster leurs attentes au développement réel de l’enfant.

Le rôle des adultes : être un repère rassurant. Les enfants testent naturellement les limites, ce comportement est normal : ils vérifient la solidité du cadre. Face à cela, l’adulte joue un rôle essentiel : poser des repères stables, rester calme autant que possible, tenir les limites importantes, accompagner l’enfant dans ses émotions. 

Un cadre bienveillant repose autant sur la fermeté que sur la qualité de la relation.

Quand le cadre devient trop rigide

À l’inverse, une éducation excessivement stricte peut avoir des effets négatifs : peur de se tromper, manque de confiance en soi, difficultés à exprimer ses émotions, obéissance par crainte plutôt que compréhension.

L’objectif n’est donc ni le laxisme, ni l’autoritarisme, mais un équilibre.

On parle souvent de “fermeté bienveillante” : cela implique des règles claires, une posture calme, du respect mutuel, de l’écoute, de la constance.

Un travail commun entre familles et professionnels 

Pour les jeunes enfants, la cohérence entre les différents adultes est précieuse. Même si chaque lieu a son fonctionnement, des repères cohérents aident l’enfant à se sentir sécurisé.

Les règles, les limites et les interdits sont indispensables au développement de l’enfant. Ils lui permettent de grandir dans un cadre sécurisant, de comprendre le vivre-ensemble et de construire progressivement son autonomie. Poser des limites ne signifie pas être dur ou autoritaire. Un cadre clair, stable et bienveillant aide l’enfant à se sentir protégé tout en respectant son développement et ses émotions.

L’essentiel est de trouver un équilibre : offrir suffisamment de liberté pour explorer et apprendre, tout en maintenant des repères solides pour grandir sereinement.

Vous trouverez ci-dessous quelques titres de livres sur le sujet :

                                                        Article d’Audrey Mauberquez – Directrice EJE et Coordinatrice aux Coloriés

~ Quel laitage pour mon enfant ? ~

Jusqu’à 4-6 mois:

Bébé n’a besoin que de lait, celui de sa maman ou une préparation infantile (« lait pour nourrisson »), dont la composition nutritionnelle est parfaitement adaptée à son développement et sa croissance , Mais après ? Quel lait choisir ?

 6 à 12 mois : L’initiation en douceur

A partir de 6 mois, votre enfant passera au lait dit 2e âge.  Dès que bébé est en mesure de manger à la cuillère, il est possible de commencer l’introduction des laitages. Le principe est de lui faire découvrir chaque jour de nouveaux aliments. Au début 1 à 2 cuillères à café suffisent, les quantités augmenteront au fur et à mesure. Pour qu’il ne s’habitue pas trop vite au goût sucré, il est conseillé de lui proposer des produits nature : yaourt nature, fromage blanc, petit suisse.

 12 à 36 mois : L’éveil des saveurs

Le système digestif de votre enfant est maintenant plus mature. Il peut consommer des produits laitiers similaires aux vôtres, avec quelques adaptations clés.

  • Fromages : Toujours au lait entier , bébé peut manger les mêmes fromages que vous.
  • Lait de croissance : Idéal jusqu’à 3 ans car enrichi en fer (le grand manquant de l’alimentation des petits).
  • Lait ENTIER uniquement : Si vous choisissez du lait classique, évitez le demi-écrémé. Le lait entier (bouteille rouge) apporte les lipides nécessaires.

Les volumes de lait recommandés :

Comment compenser lors de l’introduction :

Si votre enfant boit un peu moins au biberon, pas d’inquiétude. Vous pouvez atteindre le seuil cible de 500 ml par jour grâce à de simples équivalences en calcium :

  •  1 yaourt nature classique (lait entier)
  •  2 petits-suisses de 60g 
  •  Environ 20g de fromage à pâte pressée cuite (type Comté, Emmental)

Que faire en cas de refus ? 

  • Ruses de textures et de goûts
  • Intégrer les laitages en cuisine

L’apprentissage du goût est un long chemin fait de hauts et de bas. En lui proposant des laitages sous différentes formes (textures, températures, petits plats cuisinés), vous transformerez naturellement ces repas en moments de plaisir et de découverte !

Article de Morgane Szalanski – Directrice EJE aux Coloriés

Le développement du langage de l’enfant s’intensifie et les interactions avec le monde qui l’entoure commencent à être plus faciles et les mots prennent alors tous leurs sens. Il peut apprendre à formuler des phrases comme « tu peux me le prêter s’il te plait? ». Il a aussi plus de facilité à attendre son tour pour avoir un jeu ou prêter un jouet lorsqu’il ne l’utilise plus.

~ Morsures en crèche, comprendre pour mieux accompagner ~

Il n’est pas rare qu’un jeune enfant morde un autre enfant en crèche. Même si cette situation peut être difficile à vivre, que l’on soit parent de l’enfant qui a mordu ou de celui qui a été mordu, il est important de savoir que les morsures font souvent partie du développement normal des tout-petits, notamment entre 1 et 3 ans.

Pourquoi les jeunes enfants mordent-ils ?

À cet âge, les enfants sont encore en plein apprentissage de la communication et de la gestion de leurs émotions. Leur cerveau est en construction et certaines compétences, comme le contrôle des impulsions ou l’expression des sentiments par les mots, ne sont pas encore acquises.

Plusieurs raisons peuvent expliquer une morsure :

  • Exprimer une émotion intense : frustration, colère, joie, excitation ou fatigue.
  • Communiquer un besoin : attirer l’attention, défendre un jouet ou un espace.
  • Explorer leur environnement : les plus jeunes découvrent le monde avec leur bouche, qui est un véritable outil de découverte.
  • Soulager les poussées dentaires, qui peuvent être inconfortables.
  • Réagir à une situation de stress ou de changement, lorsque les émotions deviennent difficiles à gérer.

Comment l’équipe accompagne ces situations ?

En crèche, les professionnels sont attentifs à prévenir autant que possible les situations pouvant conduire à une morsure. Malgré une vigilance constante, il est impossible de tout anticiper : une morsure peut survenir en quelques secondes.

Lorsqu’un incident se produit, notre priorité est de :

Notre accompagnement se fait toujours avec bienveillance, sans punition ni humiliation. À cet âge, les enfants apprennent progressivement à reconnaître leurs émotions et à adopter d’autres moyens pour les exprimer.

  • Prendre soin de l’enfant qui a été mordu et le réconforter ;
  • Accompagner l’enfant qui a mordu en lui expliquant calmement que mordre fait mal et n’est pas une façon acceptable de communiquer ;
  • Mettre des mots sur les émotions et les besoins de chacun ;
  • Observer les circonstances afin de mieux comprendre ce qui a déclenché le comportement et prévenir sa répétition.

Le rôle des parents

Lorsque votre enfant est concerné par une morsure, il est naturel de ressentir de l’inquiétude, de la tristesse ou parfois de la colère. Nous comprenons ces émotions et nous sommes disponibles pour échanger avec vous.

À la maison, vous pouvez accompagner votre enfant en :

  • Mettant des mots sur ses émotions (« Tu étais en colère », « Tu étais frustré ») ;
  • Encourageant progressivement l’utilisation des mots ou des gestes pour demander de l’aide ou exprimer un refus ;
  • Valorisant les comportements positifs lorsqu’il parvient à résoudre un conflit autrement.

Il est également important d’éviter d’étiqueter un enfant comme « mordeur ». Les comportements évoluent rapidement entre 0 et 3 ans, et la très grande majorité des enfants traversent cette période avant de développer d’autres moyens de communication.

Ensemble pour accompagner les tout-petits

Grandir, c’est apprendre à vivre avec les autres. Les morsures, bien qu’elles soient impressionnantes et parfois douloureuses, font partie des nombreuses étapes qui jalonnent le développement social et émotionnel des jeunes enfants.

Grâce à un accompagnement cohérent entre la famille et les professionnels de la petite enfance, les enfants apprennent peu à peu à identifier leurs émotions, à les exprimer autrement et à entrer en relation avec les autres de manière plus apaisée.

Article de Morgane Szalanski – Directrice EJE aux Coloriés 

~ L’intergénérationnel aux Coloriés ~

L’intergénérationnel, c’est la rencontre et la réciprocité entre deux générations qui ont beaucoup à s’apporter mutuellement : nos jeunes enfants et nos aînés.

Les tout-petits apprennent énormément de leur environnement, des personnes qui les entourent et de la nature qu’ils explorent. Multiplier les occasions de découvrir d’autres visages, d’autres histoires et d’autres rythmes contribue pleinement à leur éveil.

Les bénéfices de ces échanges sont nombreux, des deux côtés. Pour nos aînés, ils permettent de rompre l’isolement, de retrouver un sentiment d’utilité et de sortir de la routine. Pour les enfants, ils favorisent la socialisation, apaisent et développent l’empathie. Et pour tous, ils tissent des liens précieux, faits de regards, de sourires et de gestes partagés.

Depuis mars 2026, notre crèche de Poissy Migneaux est en partenariat avec la résidence sénior Domitys voisine. Domitys accompagne les seniors à travers un réseau de plus de 200 résidences et près de 22 700 résidents en France.

Nous organisons une rencontre par mois, d’une durée de 45 minutes à une heure, sous forme d’ateliers conçus pour favoriser le partage et la complicité entre les générations.

Lors des rencontrent nous réalisons divers atelier, tels que pâte à sel, chasse aux œufs dernièrement nous avons pu effectué un pique nique avec les familles et les résidents.

Ces temps d ’échange sont t’important il créer des interactions entre les enfants et les résidents, ils chantent, jouent aux ballons, discutent…

Chaque rencontre est encadrée par l’animatrice de la résidence et par deux professionnelles de la crèche, ce qui garantit un cadre serein et sécurisant pour tous les participants.

Personne n’est jamais contraint de participer : la bienveillance reste le maître-mot. Les sourires et la joie font le reste.

Article de Anissa Chahet – Directrice EJE aux Coloriés 

~ Accidents domestiques
chez les moins de 3 ans ~ 

Les accidents domestiques représentent l’une des principales causes d’accidents grave chez le jeune enfant. Les enfants de 1 à 3 ans sont particulièrement exposés, ils explorent leur environnement sans avoir conscience du danger. Les chutes constituent la première cause d’accident, suivies par les intoxications, les brûlures, les étouffements et les noyades.

1) Les chutes : 

Une seconde d’inattention peut suffire. Les chutes surviennent fréquemment depuis une table à langer une chaise haute, un escalier ou une fenêtre. 

Conseils : 

  • Installer des barrières de sécurité sur vos escaliers
  • Sécuriser les fenêtres et balcons
  • Attacher systématiquement l’enfant dans sa chaise haute
  • Ne le laisser jamais seul sur la table à langer, votre lit ou le canapé.

2) Les intoxications : 

Médicaments, produits ménagers, lessives ou produits de bricolage attirent naturellement la curiosité des jeunes enfants.

Conseils : 

  • Ranger tous les produits sous clé ou en hauteur
  • Conserver les produits dans leur emballage d’origine
  • Ne jamais laisser les médicaments à portée de main.

3) Les brûlures :

Cuisine, boissons chaudes, fer à repasser ou eau du bain peuvent provoquer des brûlures graves.

Conseils :

  • Vérifier la température du bain à l’aide d’un thermomètre
  • Tourner les manches de vos casseroles vers l’intérieur
  • Eloigner les boissons chaudes du bord des tables

4) L’étouffement et la suffocation :

Petits objets, aliments mal coupés ou sacs plastiques représentent un danger majeur pour les enfants.

Conseils : 

  • Choisir les jouets conformément à son âge
  • Eviter les petits objets à porter des enfants
  • Surveiller les repas
  • Couper les aliments en adéquation avec son âge

5) La noyade :

Quelques centimètres d’eau suffisent pour qu’un jeune enfant se noie, et cela peut arriver en quelques minutes seulement.

Conseils : 

  • Ne jamais laisser un enfant seul dans le bain
  • Préparer à l’avance tout le nécessaire de toilette
  • Vider les bassines et petits contenants après usage
  • Garder les bouées/brassards adaptés au bord de l’eau même en cas de jeux hors de l’eau

En cas d’urgence ou doute, ne pas hésiter à contacter les numéros d’urgences ci-joint qui sauront vous réorienter ou conseiller sur la démarche à suivre.

Article de Melinda Rocha Amoedo – Directrice Auxiliaire de Puériculture aux Coloriés & Pompier volontaire à la caserne de Cormeilles en Vexin

~ L’importance des temps de Transmissions ~

Le temps de transmission en crèche est un pilier de la collaboration parents/professionnel(le)s.

L’accueil du jeune enfant en crèche repose sur une relation de confiance établie entre les familles et les professionnel(le)s.

Au cœur de cette relation se trouvent les temps de transmissions, ces moments d’échange quotidiens qui ont lieu lors de l’arrivée et du départ de l’enfant. 

Bien plus qu’un simple passage d’informations, ils constituent un véritable outil de coéducation et participent pleinement au bien-être de l’enfant.

Les transmissions : un lien essentiel entre la maison et la crèche

Chaque enfant évolue entre deux univers complémentaires : sa famille et son lieu d’accueil.

Les transmissions permettent de créer une continuité entre ses deux espaces de vie. 

Le matin, les parents partagent des informations importantes concernant le sommeil, l’alimentation, l’état de santé ou encore l’humeur de leur enfant, autant d’informations et de petits détails qui permettront à l’équipe de prendre en charge et d’accompagner l’enfant au plus proche de ses besoins tout au long de la journée. 

Le soir, les échanges offrent l’occasion de raconter les expériences vécues par l’enfant : ses découvertes, ses interactions avec les autres, ses progrès, ses repas ou ses temps de repos.

Les parents peuvent ainsi mieux comprendre le déroulement de la journée de leur enfant et maintenir un sentiment de proximité avec son vécu en collectivité.

Construire une relation de confiance

Les temps de transmission jouent un rôle majeur dans l’instauration d’une relation de confiance réciproque. 

En prenant le temps d’écouter les parents, de répondre à leurs questions et de valoriser les compétences de leur enfant, les professionnel(le)s reconnaissent pleinement leur place de premiers éducateurs.

De leur côté, les parents peuvent exprimer leurs préoccupations, leurs attentes ou leurs besoins sans jugement. 

Cette communication régulière favorise une meilleure compréhension mutuelle et permet de prévenir d’éventuels malentendus. 

Lorsque les échanges sont respectueux, bienveillants et authentiques, ils renforcent le sentiment de sécurité affective de chacun.

L’intérêt de l’enfant au centre

L’enfant est le premier bénéficiaire de cette collaboration. Lorsqu’il ressent une cohérence entre les adultes qui prennent soin de lui, il se sent davantage en confiance. 

Les informations partagées permettent aux professionnelles d’ajuster leurs pratiques en fonction des besoins individuels de chaque enfant et de chaque famille.

Une démarche de coéducation

Aujourd’hui, les structures d’accueil de la petite enfance s’inscrivent dans une démarche de coéducation, qui reconnaît la complémentarité entre les parents et les professionnelles. 

Les temps de transmissions représentent l’un des principaux outils de cette démarche. Ils permettent de construire un partenariat basé sur le dialogue, le respect et l’intérêt autour de l’enfant.

Les transmissions sont loin d’être une simple formalité quotidienne, elles sont un réel espace de rencontre et de collaboration. 

Investir du temps et de l’attention dans ces échanges est donc essentiel pour construire un accompagnement continu et sécurisant pour chaque acteur de cette démarche.

Au-delà des temps de transmission, il est essentiel de reconnaître la place des familles dans la vie quotidienne de la crèche. Cette reconnaissance passe notamment par leur intégration au sein de la structure et par la création de moments favorisant leur participation.

Permettre aux familles d’entrer dans les espaces de vie, d’accompagner leur enfant jusqu’à son lieu de jeu ou de prendre quelques instants pour partager une activité constitue un véritable levier pour soutenir la qualité de l’accueil. 

Ces moments offrent à l’enfant le temps nécessaire pour passer progressivement de son environnement familial à celui de la collectivité. Ils favorisent une séparation plus sereine, respectueuse du rythme et des besoins affectifs de chacun.

Proposer au parent d’entrer dans l’espace de vie, d’observer son enfant dans son environnement ou de prendre quelques minutes pour échanger avec lui avant le départ contribue à créer une transition douce entre la crèche et la maison. 

De la même manière, le temps des retrouvailles en fin de journée mérite une attention particulière. L’enfant peut ainsi terminer ce qu’il est en train de faire, montrer ses découvertes ou partager un moment privilégié avec son parent avant de quitter la structure.

En favorisant leur présence et leur participation, la crèche devient un lieu de vie partagé où chacun trouve sa place autour d’un objectif commun : le bien-être et l’épanouissement de l’enfant.

Ainsi, penser l’accueil des familles comme un temps à part entière, et non comme une simple étape « obligatoire », permet de soutenir la continuité éducative entre la maison et la crèche.

Les conditions favorisant des transmissions de qualité

Les temps de transmission constituent un moment privilégié de rencontre entre les familles et les professionnelles. Cependant, pour qu’ils remplissent pleinement leur fonction, certaines conditions sont essentielles :

  • Une disponibilité réelle des professionnelles
  • Une communication bienveillante et respectueuse
  • Des informations claires et objectives
  • Le respect de la confidentialité
  • Une continuité au sein de l’équipe 
  • Une adaptation aux besoins de chaque famille

Inspirations théoriques : la place des familles dans l’accueil du jeune enfant

Françoise Dolto explique que les moments de séparation et de retrouvailles méritent d’être accompagnés par une parole authentique et respectueuse. Permettre aux parents de prendre le temps d’accompagner leur enfant dans son espace de vie favorise cette mise en mots et aide l’enfant à se représenter ce qui va se passer au cours de la journée. La séparation devient alors un événement prévisible et sécurisant plutôt qu’une rupture brutale.

Myriam David quant à elle met en avant l’importance de la continuité des soins et des relations pour le jeune enfant. Elle a montré l’importance des transitions entre les différents lieux de vie et que lorsqu’elles n’étaient pas suffisamment accompagnées elles pouvaient être source d’insécurité. Les transmissions permettent justement d’assurer cette continuité. 

Enfin, selon Boris Cyrulnik, la qualité des liens qui entourent l’enfant constitue un facteur essentiel de son épanouissement. La création d’une alliance entre la famille et la crèche participe à la construction d’un « tissage relationnel » sécurisant dont l’enfant a besoin pour grandir. Les moments d’accueil, de séparation et de retrouvailles deviennent alors des temps riches de sens, où se construit progressivement une relation de confiance entre l’enfant, sa famille et les professionnelles qui l’accompagnent.

Les transmissions ne doivent donc pas se limiter aux aspects pratiques de la journée (repas, sommeil, soins). Elles constituent une occasion de mettre en lumière les découvertes, les progrès, les initiatives et les réussites de l’enfant. Ces retours positifs renforcent le lien entre la famille et la structure.

Lorsque ces conditions sont réunies, les temps de transmission deviennent de véritables espaces de dialogue et de coéducation. Ils permettent de construire une relation de confiance durable entre les familles et les professionnelles, au bénéfice du développement et du bien-être de l’enfant.

Article de Céline Megalophonos – Directrice EJE aux Coloriés

~ La bienveillance et maltraitance en crèche! ~

Chaque enfant grandit à son propre rythme et mérite de bénéficier d’une véritable sécurité affective. Dans un environnement bienveillant, ainsi l’enfant développe progressivement son autonomie, capable d’une interaction sereine avec les autres et avec la confiance en soi.

Être bienveillant, c’est porter un regard attentif, respectueux et emphatique sur l’enfant.

Ce qui signifie : accueillir ses émotions sans jugement, respecter son rythme individuel, l’accompagner avec douceur et patience puis encourager plutôt que comparer. La bientraitance va encore plus loin. 

C’est une démarche active qui consiste à toujours se demander : « Ce que je fais est-il réellement bénéfique pour l’enfant? »

Au quotidien, cela se traduit par des gestes doux et sécurisants, une communication respectueuse et bienveillante, le respect de l’intimitéet de la dignitié de l’enfant, une observation de ses besoins et de ses signaux, un environnement sécurisant et adapté à son développement

La bientraitance se construit dans chaque petit moment du quotidien : un change, un repas, une sieste, un câlin rassurant, l’accueil des émotions.

La maltraitance ne se limite pas uniquement à la violence physique. Elle peut aussi être verbale (cris, humiliations, menaces), émotionnelle (ignorance répétée, rejet), physique (gestes brusques, violences) ou liée à une négligence (besoins fondamentaux non pris en compte).

Parfois, certaines attitudes peuvent survenir involontairement, sous l’effet de la fatigue, le stress, la charge mentale, l’épuisement émotionnel. C’est pourquoi il est essentiel de rester attentifs à nos pratiques et à nos comportements.

Notre mission aux Coloriés « en partenariat avec les parents » est d’accompagner chaque enfant dans son développement avec bienveillance, respect et douceur, tout en lui offrant un cadre professionnel sécurisant et adapté à ses besoins. 

Pour cela, les équipes questionnent régulièrement leurs pratiques et favorisent un climat de confiance avec les familles.

Article Edglena Campos – Auxiliaire de Puériculture et Directrice aux Coloriés

~ L’accueil des bébés en crèche ~

L’accueil des bébés de moins d’un an en crèche constitue une étape importante dans la vie de l’enfant et de sa famille. À cet âge, le développement est particulièrement rapide. Le bébé découvre son corps, son environnement et construit progressivement ses premières relations sociales. 

La mission des professionnels de la petite enfance est de lui offrir un cadre sécurisant, bienveillant et adapté à ses besoins individuels afin de favoriser son épanouissement. La période d’adaptation favorise une découverte progressive et sécurisante du nouvel environment. L’accueil en crèche repose avant tout sur la satisfaction des besoins essentiels de l’enfant : manger, dormir, être changé, être réconforté et se sentir en sécurité. Chaque bébé est accueilli de manière individualisée afin de respecter son rythme, ses habitudes et ses besoins. Pour les bébés de moins d’un a

n, les temps d’éveil doivent être adaptés à leur âge, à leur rythme et à leurs capacités. Ils ont pour objectif de favoriser leur développement sensoriel, moteur, affectif et cognitif tout en respectant leurs besoins de repos. Les temps d’éveil occupent une place importante dans la journée du bébé. Ils permettent au bébé de découvrir son environnement, de développer progressivement ses compétences et de créer des liens sécurisants avec les professionnels qui l’accompagnent. Ces moments doivent être proposés dans un climat calme, bienveillant et rassurant. 

L’éveil sensoriel

Au cours de sa première année, le bébé explore son environnement grâce à ses sens. Les professionnels lui proposent des expériences variées, adaptées à son âge, telles que :

  • La découverte de tissus aux textures variées (doux, rugueux, lisses)
  • La manipulation d’objets de différentes formes et matières. 
  • L’observation de mobiles, miroirs sécurisés, livres en tissu.
  • L’écoute de sons doux, comptines, instruments adaptés à la petite enfance qui contribue au bien-être et au développement du langage

Les professionnels proposent notamment :

  • Des comptines chantées 
  • Des jeux de doigts
  • L’écoute de musiques douces
  • La découverte de petits instruments simples comme les maracas ou les grelots.

Ces activités favorisent l’attention, la communication, la curiosité, la construction des premières connaissances et l’expression des émotions.

Le stade oral : découvrir avec la bouche

Entre 3 mois et 1 an, le bébé se situe principalement dans le stade oral de son développement. Il porte naturellement les objets à sa bouche afin d’en découvrir les formes, les textures et les températures. Cette exploration participe à la construction de ses repères sensoriels et à la compréhension du monde. En crèche, il est donc important de proposer des objets propres, adaptés et sécurisés afin de permettre cette découverte en toute sécurité

L’éveil moteur et la motricité libre

La motricité libre constitue un principe fondamental dans l’accompagnement des bébés. Elle consiste à laisser l’enfant évoluer à son propre rythme sans le placer dans une position qu’il ne maîtrise pas encore seul. Installé sur un espace sécurisé au sol, le bébé peut expérimenter librement ses mouvements, se retourner, ramper puis se déplacer progressivement. Cette approche favorise le développement de la coordination, de l’équilibre, de la tonicité musculaire et de la confiance en soi. Les professionnels aménagent des espaces permettant aux bébés de bouger librement et d’explorer leurs capacités. Les activités proposées peuvent être : le temps passé sur un tapis d’éveil, les jeux favorisant le retournement et le ramper, l’exploration de tunnels souples ou de petits obstacles adaptés. Les encouragements à saisir, attraper et manipuler des objets. La motricité libre permet au bébé d’acquérir progressivement confiance en ses capacités et de développer son autonomie.

L’importance du temps sur le ventre : 

Les temps passés sur le ventre, lorsqu’ils sont proposés sous surveillance et lorsque l’enfant est éveillé, contribuent au renforcement des muscles du cou, du dos et des épaules. Ils préparent les futures acquisitions motrices comme le retournement, le rampement et le déplacement à quatre pattes. Les professionnels accompagnent ces moments de manière progressive, en respectant les réactions et les capacités de chaque bébé.

Développer la communication et les relations affectives : 

Bien avant l’apparition des premiers mots, le bébé communique par les regards, les sourires, les gestes, les expressions du visage et les vocalises. Les échanges quotidiens avec les professionnels jouent un rôle essentiel dans le développement du langage. Les comptines, les histoires, les jeux de doigts et la verbalisation des actions du quotidien enrichissent progressivement le vocabulaire de l’enfant et soutiennent ses compétences de communication. Parallèlement, les interactions affectives sont indispensables à son développement. Les moments individualisés, les câlins, les jeux de coucou-caché ou encore les échanges de regards contribuent à la construction d’un sentiment de sécurité intérieure et favorisent les premières relations sociales.

Le rôle essentiel du professionnel : 

Le professionnel de la petite enfance est avant tout un observateur attentif et un accompagnateur du développement de chaque enfant.

Son rôle consiste à accompagner chaque bébé dans ses découvertes sans le mettre en difficulté, en respectant son rythme de développement et ses besoins du moment.

Il aménage un environnement sécurisant, encourage les initiatives de l’enfant et valorise ses progrès. 

Son accompagnement repose sur la bienveillance, l’écoute et l’observation afin de permettre à chaque bébé de développer ses compétences de manière harmonieuse.

Une collaboration indispensable avec les familles. La qualité de l’accueil repose également sur une communication régulière entre les parents et l’équipe de la crèche. Les transmissions quotidiennes concernant les repas, le sommeil, les soins ou les événements marquants de la journée permettent d’assurer une continuité éducative entre la maison et la structure d’accueil.Cette relation de confiance favorise le bien-être de l’enfant et contribue à construire un accompagnement cohérent autour de ses besoins.

Conclusion : L’accueil des bébés de moins d’un an en crèche s’appuie sur le respect du rythme individuel, la sécurité affective et l’accompagnement du développement global de l’enfant. Grâce à un environnement adapté, à la motricité libre, aux expériences sensorielles et aux interactions bienveillantes, les professionnels offrent au bébé les conditions nécessaires pour grandir, explorer et s’épanouir en toute confiance.

Article Edglena Campos – Auxiliaire de Puériculture et Directrice aux Coloriés

~ L’accompagnement du
change du jeune enfant ~

Le change du jeune enfant est réalisé à plusieurs reprise, tout au long de la journée et aussi souvent que l’enfant à la couche souillée.

Pour celui-ci, la mise en place et le respect d’un protocole de change strict permettent aux personnels de n’oublier aucune étape, de garantir la propreté, le bien-être et la sécurité de l’enfant.

Avant toute chose, il est important de préparer un environnement propre et disponible pour le change, et de disposer de l’ensemble du matériel nécessaire directement à portée de main:

  • Matelas à langer, serviettes de toilettes, couches et vêtements de rechange si nécessaire.
  • Produits d’hygiène comme un savon doux et du liniment.
  • Poubelle pour les couches, les déchets et un panier à linge sale.
  • Savon doux pour l’hygiène des mains.
  • Produit nettoyant pour le plan de change ainsi qu’une lavette.
  • Prévoir également un jeu pour l’enfant si besoin.

Afin de créer un lien de confiance et de rassurer l’enfant, la professionnelle peut lui parler, lui chanter des chansons etc.

Le change du bébé en crèche, est l’occasion d’assurer une surveillance des urines, des selles, du siège et de la peau.

Une fois le change effectué, et l’enfant mis en sécurité, la professionnelle s’assure de jeter les déchets, de nettoyer et désinfecter le plan de change et de ranger le matériel.

Le change debout:

L’intérêt de faire le change debout est de rendre l’enfant acteur de son propre développement. L’enfant apprend à prendre soin de lui. Il veut faire comme les grands, tester sa motricité, son équilibre, expérimenter, il devient autonome ! Il est également intéressant de proposer à l’enfant de se déshabiller « seul » avant le soin et ensuite, de s’habiller après celui-ci. Au départ, il y aura sans doute quelques pantalons mis à l’envers ou une jambe mise dans un seul coté !

Au fur et à mesure, les gestes de l’enfant seront plus assurés et un peu plus rapide. Pour être à sa hauteur et l’accompagner sans se faire mal au dos, la professionnelle peut prendre un marchepied ou une chaise. Il est important de se mettre à sa hauteur dans une position où on se sent à l’aise. Il est possible aussi d’inviter l’enfant à aller aux toilettes ou sur le pot, sans le forcer. Pour un début, il se peut que l’enfant reste juste assis sur le pot, pour se familiariser avec lui, sans rien faire. Ce n’est pas grave ! Cela viendra avec le temps.

                                                        Article d’Alexandra MIROLO – Directrice Auxiliaire de Puériculture aux Coloriés

~ Punition et jeune enfant : quel impact sur le cerveau ? ~

En tant que professionnels de la petite enfance ou parents, nous pouvons parfois être confrontés à de divers comportements qui nous mettent à l’épreuve : crises, refus, opposition ou gestes inadaptés. La punition a longtemps été considérée comme efficace pour faire respecter les règles face à ces situations.

Mais le cerveau du jeune enfant est en pleine construction :

Les trois premières années de vie de l’enfant sont cruciales, en effet le cerveau tisse jusqu’à 1000 connexions neuronales par seconde. Il a également une plasticité incroyable qui lui permet de sculpter l’architecture cérébrale. C’est donc grâce aux différentes expériences, aux jeux et interactions que l’enfant a vécus qu’il va façonner ses capacités à comprendre ses émotions, à gérer ses frustrations, influencer sa personnalité, son langage et sa cognition future.

Face à une punition vécue comme menaçante, humiliante ou stressante, son cerveau active son système d’alerte. Il va alors se concentrer davantage sur la gestion de ses émotions que sur l’apprentissage de ce qui lui est demandé.

Pourquoi la punition ne favorise pas toujours l’apprentissage ?

La punition peut parfois interrompre sur le moment un comportement. Cependant, cela ne signifie pas que l’enfant a compris la raison ou appris une autre manière d’agir. Chez le jeune enfant, les capacités de réflexion et de contrôle des émotions sont encore en développement. Lorsqu’il est submergé par la peur, la colère ou la tristesse, il lui devient alors difficile d’analyser la situation et d’en tirer un enseignement. L’enfant va donc retenir principalement qu’il a été grondé ou puni, sans comprendre ce qui était attendu de lui.

Accompagner plutôt que punir

Ne pas punir ne veut pas dire qu’il ne faut pas poser de limites, cela reste indispensable au développement de l’enfant. Avoir des règles va lui apporter une sécurité et des repères. Cependant, il est possible de les transmettre autrement que par la punition.

Voici quelques exemples :

  • Expliquer les règles avec des mots simples
  • Nommer les émotions de l’enfant
  • Proposer une alternative adaptée
  • Encourager les comportements positifs
  • Rester calme et cohérent dans l’accompagnement

Ces approches permettent à l’enfant de développer progressivement sa capacité à comprendre les conséquences de ses actes et à adopter des comportements adaptés. Il faut alors retenir qu’il faut laisser grandir les enfants grâce à l’erreur. Parce qu’apprendre à bien se comporter ne consiste pas seulement à obéir, mais aussi à comprendre, à réfléchir et à grandir.

                                                      Article de Sara Ferreira – Directrice Infirmière aux Coloriés

~ Cultivons ensemble ~

Le printemps est la saison idéale pour éveiller les tout-petits au jardinage. Entre graines à semer, plants à choyer et récoltes à guetter, sept activités simples et accessibles permettent de découvrir la nature à hauteur d’enfant. Petit tour d’horizon, plante par plante.

La tomate

Le semis se fait entre mars et avril, à l’intérieur, avant une plantation en extérieur au mois de mai. On sème les graines en surface, on les recouvre légèrement de terre et on arrose délicatement, en veillant à une bonne exposition à la lumière. Les enfants adorent planter les graines, arroser au vaporisateur et observer la croissance jour après jour. Pour récolter les graines, il faut attendre une tomate bien mûre : on la coupe, on récupère les graines et la pulpe, on les laisse fermenter deux à trois jours dans un peu d’eau, puis on les rince et on les fait sécher sur du papier.

La fraise

Plante fruitière vivace, la fraise se plante au printemps, directement en pleine terre ou en jardinière, en veillant à ne pas enterrer le cœur du plant (la partie verte). Un arrosage régulier et de la lumière suffisent ensuite à l’entretien. Les enfants peuvent arroser et observer l’apparition des fleurs, puis des fruits. La récolte des graines étant délicate, mieux vaut acheter directement des plants : une solution bien plus fiable.

Le tournesol


Voici l’activité la plus simple et la plus spectaculaire : semé entre mars et mai, à 2 cm de profondeur, le tournesol pousse vite et demande beaucoup de lumière et un arrosage régulier. Sa grosse graine est facile à manipuler pour les petites mains, et sa croissance rapide en fait un vrai plaisir à observer. Pour récolter les graines, on attend que la fleur soit fanée et la tête bien sèche, avant de la couper, de la laisser sécher puis de frotter pour libérer les graines. À défaut, des graines bio du commerce feront tout aussi bien l’affaire.

Le cresson


Idéal pour les premières expériences de jardinage, le cresson germe en quelques jours seulement sur un simple coton humide, à n’importe quelle période de l’année. Il suffit de le maintenir humide pour le voir pousser à vue d’œil, ce qui en fait une activité très visuelle et gratifiante pour les enfants. Les graines, peu coûteuses, peuvent être rachetées sans hésiter une fois la plante montée en fleurs puis séchée.

La lentille

Autre activité possible toute l’année et à la portée des plus petits : la lentille germe rapidement sur un support humide, qu’il suffit de maintenir constamment mouillé. Inutile de chercher à récolter des graines, puisque les lentilles alimentaires en sont déjà ! C’est d’ailleurs la solution la plus simple, la plus économique et la plus immédiate pour se lancer.

Le radis

Semé toute l’année en intérieur, le radis est un légume racine à croissance rapide. On sème les graines en ligne, on les recouvre légèrement de terre et on arrose régulièrement. Semis facile et observation rapide en font une activité appréciée des enfants ; pour la suite, mieux vaut racheter des graines plutôt que tenter la récolte, plus délicate.

La menthe

Plante odorante à planter au printemps, la menthe demande un arrosage régulier et de la lumière, sans soleil direct trop fort. Les enfants adorent la toucher et la sentir pour découvrir ses parfums. Comme ses graines, très fines, sont difficiles à faire germer, la meilleure méthode reste le bouturage : couper une tige, la mettre dans l’eau, attendre l’apparition des racines, puis planter. Un moment magique pour les enfants, qui peuvent observer les racines se former dans l’eau.

De la graine à la récolte, ces sept activités de saison offrent aux enfants une belle occasion d’observer, de toucher et de comprendre le vivant, tout en douceur.

Tuto de Thibaut Robert, animateur nature aux Coloriés

~ Baromètre de satisfaction 2026 ~

Chaque année, l’institut Ipsos mène pour la Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC) une enquête de satisfaction auprès des familles accueillies aux Coloriés. En 2026, 215 d’entre vous ont répondu — soit près d’une famille sur deux. C’est votre voix collective, et elle compte. Voici ce que nous en retenons, en toute transparence.

Les chiffres clés 2026

Ce que vous saluez

Avant tout, nous voulons vous dire merci. Vos retours positifs sont précieux pour nos équipes, et ils sont nombreux.

Le bonheur de vos enfants

95 % d’entre vous ont le sentiment que votre enfant est heureux de venir à la crèche. C’est le cœur de notre mission, et ce chiffre nous touche profondément. Ce résultat reflète l’engagement quotidien de nos équipes sur le plan pédagogique et relationnel. »

La bienveillance et l’engagement de nos professionnelles

C’est l’élément que vous citez le plus souvent, dans presque chaque crèche. Nos équipes de terrain maintiennent une note de 8,5/10 et nous les félicitons.

L’application Meeko

Beaucoup d’entre vous apprécient le suivi quotidien via Meeko — les transmissions, les photos, le lien avec l’équipe. Nous continuerons à développer cet outil pour en faire un vrai espace de co-éducation.

Ce que vous nous demandez d’améliorer

Vous avez été nombreux à prendre le temps de répondre aux questions ouvertes. Vos suggestions sont directes, concrètes, et nous les entendons. Trois sujets reviennent de façon récurrente.

La stabilité des équipes

C’est le sujet qui vous préoccupe le plus. Vous nous dites que les changements de personnel — et parfois de directrice — perturbent votre enfant et fragilisent la confiance. Nous vous entendons. La fidélisation de nos professionnelles est prioritaire dans un contexte de pénurie (il manque plus de 10000 professionne.ls.lles de la petite enfance en France). Nous travaillons sur les conditions de travail avec des planning standard de 7h, le rapprochement du domicile, la reconnaissance des équipes à travers les primes d’appréciation et prime de partage de la valeur, les évolutions interne et les formations notamment avec l’organisation d’un parcours VAE et son financement — parce qu’une professionnelle qui se sent bien dans son poste reste, et une équipe stable est la meilleure garantie de qualité pour votre enfant.

La communication au quotidien

Vous souhaitez davantage d’informations sur la journée de votre enfant — pas uniquement les données de repas ou de sommeil, mais un récit vivant, personnel, qui vous donne l’impression d’avoir été un peu là vous aussi. Nous allons travailler avec nos directrices et leurs équipes sur la qualité des transmissions du soir, pour qu’elles soient plus riches et plus personnalisées. Meeko est l’outil idéal pour ça — encore faut-il l’utiliser à son plein potentiel.

Les activités et les sorties

Vous êtes nombreux à souhaiter davantage de variété dans les activités proposées, et en particulier davantage de sorties extérieures. C’est une attente légitime et nous la partageons.

Nous allons encourager chaque crèche à développer une sortie par semaine dans la mesure du possible compte tenu de l’environnement extérieur et à proximité de votre crèche et à diversifier les ateliers proposés en nous appuyant sur les ressources locales (bibliothèques, espaces verts, associations). Certaines de vos idées — recueillies dans vos réponses — seront directement transmises aux directrices concernées.

Nos engagements pour 2026-2027

Lire vos réponses sans agir ne servirait à rien. Voici les engagements concrets que nous prenons à la suite de ce baromètre.

La communication au quotidien

Vous souhaitez davantage d’informations sur la journée de votre enfant — pas uniquement les données de repas ou de sommeil, mais un récit vivant, personnel, qui vous donne l’impression d’avoir été un peu là vous aussi. Nous allons travailler avec nos directrices et leurs équipes sur la qualité des transmissions du soir, pour qu’elles soient plus riches et plus personnalisées. Meeko est l’outil idéal pour ça — encore faut-il l’utiliser à son plein potentiel.

Les activités et les sorties

Vous êtes nombreux à souhaiter davantage de variété dans les activités proposées, et en particulier davantage de sorties extérieures. C’est une attente légitime et nous la partageons.

Nous allons encourager chaque crèche à développer une sortie par semaine dans la mesure du possible compte tenu de l’environnement extérieur et à proximité de votre crèche et à diversifier les ateliers proposés en nous appuyant sur les ressources locales (bibliothèques, espaces verts, associations). Certaines de vos idées — recueillies dans vos réponses — seront directement transmises aux directrices concernées.

Nos engagements pour 2026-2027

Lire vos réponses sans agir ne servirait à rien. Voici les engagements concrets que nous prenons à la suite de ce baromètre.

Merci à toutes les familles qui ont pris le temps de répondre, votre parole nous aide à construire les Coloriés de demain !

Article de Camille Messa, Directrice du Pôle Famille

~ Votre règlement de fonctionnement évolue ~

Le règlement de fonctionnement est le document qui encadre notre relation avec vous. Pour l’année 2026-2027, nous y avons apporté plusieurs modifications importantes. Certaines clarifient des situations que nous rencontrons régulièrement, d’autres renforcent la sécurité de votre enfant ou précisent nos conditions financières.

Le règlement 2026-27 a été mis à jour sur meeko depuis avril 2026 et il vous a été demandé de le signer lors du renouvellement de votre contrat. Nous vous invitons à lire attentivement ce résumé :

📅   Places occasionnelles — annulation possible sans préavis

Nous nous réservons désormais la possibilité d’annuler une place occasionnelle sans préavis lorsque les conditions d’encadrement réglementaires ne permettent pas d’accueillir un enfant supplémentaire en toute sécurité.

Pourquoi ce changement ? La sécurité de chaque enfant dépend d’un taux d’encadrement strict. Plutôt qu’une promesse que nous ne pouvons pas toujours tenir, nous préférons la transparence.

💳  Chèques de caution et arrhes — mise à jour obligatoire

En cas de modification de votre contrat en cours d’année (changement d’horaires, d’amplitude, de nombre de jours…), vos chèques de caution et le montant des arrhes devront être mis à jour en conséquence.

Pensez-y : toute modification contractuelle entraîne automatiquement une demande de mise à jour de ces documents. 

🚨  Enfant non récupéré après la fermeture — contact des services de police

Si, à l’heure de fermeture de la crèche, aucun responsable légal ou personne autorisée ne s’est présenté pour récupérer votre enfant et que nous n’avons pas réussi à vous joindre, nous contacterons les services de police conformément à la réglementation en vigueur.

Pourquoi cette mention ? Cette procédure existait déjà dans les faits — nous la formalisons désormais dans le règlement pour plus de transparence. Elle vise uniquement à garantir la sécurité de votre enfant.

📈  Clause de révision des tarifs

Une nouvelle clause précise que toute inscription réalisée avant la parution des nouveaux tarifs annuels sera soumise à la révision tarifaire en vigueur à la date d’entrée effective de l’enfant. En clair : si vous signez votre contrat avant que les tarifs de la prochaine année soient publiés, le tarif appliqué sera celui en vigueur à la date de début d’accueil, et non celui indiqué au moment de la signature.

📮  Résiliation — nouvelles modalités

Deux modifications importantes concernant la résiliation de contrat :

Préavis de 3 mois sans justificatif — avec une limite importante : aucune résiliation ne pourra prendre effet à compter du 1er mai. Cela signifie que toute résiliation souhaitant prendre effet au 1er mai ou après devra être notifiée au plus tard le 1er février (3 mois avant).

Adresse d’envoi du recommandé : le courrier de résiliation doit désormais être obligatoirement adressé au siège social des Coloriés (adresse indiquée dans le règlement) par lettre RAR. L’envoi à la crèche seule ne sera plus considéré comme valable.

🏥  Dossiers médicaux — une obligation réglementaire qui nous concerne tous

Nous souhaitons attirer votre attention sur un point essentiel : la mise à jour régulière du dossier médical de votre enfant est une obligation réglementaire imposée par la PMI (Protection Maternelle et Infantile), l’autorité qui délivre et contrôle notre autorisation d’accueillir des enfants.

Un dossier médical à jour comprend notamment :

  • Le carnet de santé (ou les pages de vaccinations), à jour des vaccins obligatoires
  • Le certificat médical de non contre-indication à la vie en collectivité, signé par votre médecin
  • L’ordonnance d’administration de doliprane
  • Les ordonnances et protocoles médicaux en cours de validité (traitement chronique, allergie, PAI…)
  • Les coordonnées à jour de votre médecin traitant et de la personne à contacter en cas d’urgence

Le dossier administratif doit également être complet et à jour :

  • Attestation d’assurance responsabilité civile valide pour l’année en cours
  • Coordonnées actualisées des deux parents ou responsables légaux
  • Photocopie des cartes d’identité des deux parents
  • Photocopie du livret de famille
  • Copie du jugement de séparation ou divorce, le cas échéant (pour les droits de garde et d’autorisation de sortie)
  • Listing des personnes autorisées à récupérer l’enfant
  • Les différentes autorisations

Pourquoi c’est important ? Lors de chaque contrôle PMI, l’inspectrice vérifie que les dossiers de tous les enfants accueillis sont complets et à jour. Un dossier incomplet peut entraîner des observations, voire des injonctions de mise en conformité qui mettent en péril notre autorisation d’ouverture — et donc l’accueil de votre enfant.

Notre engagement, votre responsabilité : la directrice de votre crèche vous contactera dès qu’un document arrive à expiration ou qu’il manque une pièce. 

Nous vous remercions de répondre à ses relances dans un délai de 15 jours maximum. Sans retour de votre part, nous pourrions être contraints de suspendre l’accueil de votre enfant jusqu’à régularisation — une mesure que nous ne souhaitons pas prendre mais qui s’imposerait alors à nous réglementairement.

💡  Le bon réflexe : à chaque rendez-vous chez le médecin ou la PMI, pensez à transmettre une copie des nouvelles pages du carnet de santé directement à la directrice. Quelques secondes de votre temps nous évitent à tous une situation complexe.

💬  Des questions ? 

La directrice de votre crèche est votre interlocutrice privilégiée pour toute question sur ces modifications. Vous pouvez également contacter le pôle famille directement pour toute demande relative aux aspects administratifs et contractuels sur l’adresse mail de votre crèche.

Article de Camille Messa, Directrice du Pôle Famille

~ Eveil artistique – Fresque florale ~

Ce printemps, petits et grands se sont réunis pour peindre une fresque florale collective, entre éponges, tampons et dégoulinures de couleurs. Une création tout en superpositions, inspirée du tableau « Le Jardin de Clo » de Philippe Roussel. avec ses superpositions de formes florales, ses couleurs fondues et ses effets de matière. Objectif : recréer, à plusieurs mains, un jardin abstrait haut en couleur.

La mise en place

Une grande fresque a été fixée au mur, protégée par une nappe au sol. Les couleurs ont été préparées à l’avance : un fond bleu délavé à l’eau, puis des teintes plus soutenues — bleu, bleu clair, bleu foncé, orange et jaune orangé — que les enfants ont pu mélanger eux-mêmes.

Etape 1 le fond 

Avec les bébés : Réaliser le fond au sol avec les mains, les éponges ou différents gestes libres. 

Sur le mur : Utiliser les éponges pour appliquer les couleurs du fond. Les éponges créent naturellement des effets de texture et certaines coulures. 

Etape 2, les dégoulinures

Deux par deux, les enfant viennent écraser une éponge ou un pinceau contre la feuille, afin de créer des dégoulinures supplémentaires. 

Etape 3, les fleurs bleues 

Puis, tampon en main, les enfants ont formé les fleurs : d’abord en bleu, bleu clair et bleu foncé pour donner de la profondeur.

Etape 4, les fleurs jaunes 

Puis chaque enfant réalise trois points en jaune et orange

Le Résultat

Une fresque collective riche en textures, avec des fleurs qui se superposent et des effets de matière rappelant un jardin abstrait. 

Une fois la fresque retirée du mur, les bébés peuvent revenir dessus au sol dans un second temps afin d’ajouter : des couleurs supplémentaires sur les bords, des effets avec les mains, Cette technique peut facilement être adaptée à d’autres saisons ou univers avec différentes palettes de couleurs. Une technique à retrouver bientôt, déclinée dans d’autres palettes selon les saisons !

Tuto de Mélanie, animatrice éveil artistique aux Coloriés

~ Soirée des salariés, un moment de partage et de convivialité ~

Nous sommes heureux de partager avec vous quelques souvenirs de notre soirée des salariés du 8 juillet, un moment placé sous le signe de la convivialité, du partage et de la bonne humeur. Au-delà des rires et des moments passés ensemble, cette soirée reflète pleinement les valeurs que nous cultivons chaque jour au sein des Les Coloriés : la bienveillance, l’esprit d’équipe, la solidarité et notre engagement auprès des enfants, des familles, mais aussi des associations que nous avons à cœur de soutenir. 

Notre soirée d’équipe a été un véritable moment de partage, de convivialité et de solidarité.

La soirée a débuté par des jeux en équipe, pétanque, tir à l’arc, molkly, Mikado.., où chaque défi relevé permettait de cumuler des points transformés en dons pour les trois associations soutenues par les Coloriés. Une façon ludique de renforcer notre cohésion tout en donnant du sens à nos actions.

Nous avons ensuite découvert les vidéos des associations que nous accompagnons, un moment inspirant qui nous a rappelé l’importance de notre engagement au-delà de nos micro-crèches.

Puis des récompenses ont été remises aux meilleures équipes de nos crèches, ce qui a permis de mettre à l’honneur l’implication et le travail de nos équipes tout au long de l’année. Un moment rempli de fierté, d’émotion et de reconnaissance.

La soirée s’est poursuivie autour d’un dîner convivial, avant de se terminer dans une ambiance festive avec un karaoké mémorable, entre rires, chansons et bonne humeur.

Un immense merci à toutes nos équipes pour leur énergie et leur engagement. Ces moments renforcent les liens qui nous unissent et font des Les Coloriés une véritable aventure humaine.

Vivement la prochaine édition !

Article de AUGUSSEAU Meg – Commerciale Pôle Famille et Community Manager aux Coloriés

~ Planète Enfants & Développement au Togo ~

Lancé par Planète Enfants & Développement et mis en œuvre avec son partenaire local BNCE pendant 2 ans, avec le soutien des Coloriés, le projet de développement de la filière d’assistant·e maternel·le a beaucoup apporté aux enfants, aux familles et aux professionel·l·es de la Petite Enfance au Togo.

A ce jour, la plupart des personnels de crèches exerce sans formation adaptée dans le pays. 55 femmes et 3 hommes ont ainsi reçu une formation théorique intensive d’1 mois puis 3 mois de stages pratiques en crèches. Des expériences qui ont permis de révéler des compétences supérieures à celles des personnes non formées déjà en poste. 

Une fois la formation terminée, certains sont retournés dans les crèches qui les employaient, d’autres se sont vus accompagnés pour trouver un travail ou développer leur propre crèche. Peu ose se lancer dans ce projet face à la réglementation et à la difficulté d’accès au crédit.

Zakhia, fondatrice de la crèche « L’oasis des tout-petits », a relevé le défi. Elle nous a livré en toute honnêteté les succès et les difficultés de son parcours.

Le témoignage de Zakhia, après sa formation d’assistante maternelle au Togo en 2025 et accompagnée par PE&D en 2026

Le témoignage de Zakhia, après sa formation d’assistante maternelle au Togo en 2025 et accompagnée par PE&D en 2026.

« Quand j’étais petite, je disais déjà : je veux construire un orphelinat, aider les enfants. Finalement, j’ai fait des études de Technicienne supérieure de laboratoire et dans l’environnement.

Quand j’ai eu ma fille, c’était compliqué. Elle n’était pas facile. Et je me disais : comment faire pour l’aider ? J’ai réfléchi et j’ai finalement décidé d’arrêter mon métier pour me consacrer à elle. J’ai tapé à la porte d’une crèche pour voir comment ils s’occupaient des enfants. Je voulais faire une formation. Ils m’ont acceptée pour 6 mois. J’y suis finalement restée 2 ans. J’ai appris sur le tas. Ils avaient 30 enfants. C’est là-bas que j’ai mûri le projet de créer une crèche. Mais je ne me sentais pas prête pour me lancer. Ma sœur m’a envoyé un message sur la formation proposée par le BNCE et Planète Enfants & Développement. J’ai envoyé mon dossier, j’ai passé les sélections et j’ai commencé la formation. J’étais stressée : je n’avais pas fait de cours depuis longtemps et j’avais ma fille. J’avais peur que ce soit très académique mais c’était en fait très interactif. C’est ce qui nous a beaucoup motivés. C’était bien : on faisait des groupes de travail, ça nous a permis d’être plus soudés. Ensuite on est partis en stage. J’ai fait 3 établissements, dont 1 crèche à domicile. J’ai découvert ce qu’il fallait faire et ne pas faire ! 

En parallèle, je cherchais un local pour mon projet. J’ai mis plus de 2 mois pour trouver près de chez moi. Petit à petit, j’ai commencé les travaux. J’ai eu des imprévus dans mon projet : plus de charges que prévu, surtout sur l’aménagement. Je voulais faire bien, et faire une bonne impression aux parents aussi. Je me suis faite aider par mon mari. J’ai ouvert en juillet l’année dernière. Je fais la crèche et la garderie journalière ponctuelle. Je fais payer au mois. Il peut arriver qu’un enfant reste avec Mémé un mois ou avec le parent quand il travaille moins. Le nombre d’enfants accueillis varie selon les mois, entre 5 et 8 enfants pour le moment. Mais on peut en accueillir 16, plus les berceaux.

J’ai accouché il y a 2 mois, j’ai perdu des enfants pendant ce temps-là. Bon, je ne me paie pas encore de salaire : il faut payer le loyer, le prêt et les Tatas. Ce n’est pas toujours facile.

Mais les parents sont contents. Léo* par exemple, tout timide au début, était en train de danser pendant l’animation l’autre fois. Des parents me disent qu’ils ont besoin des écrans pour que les enfants mangent. Ici, les écrans sont interdits et les enfants mangent bien. Mais je leur dis : ici, ce n’est pas comme à la maison. L’enfant n’est pas seul. Il a le temps de jouer. Quand l’enfant vient, il n’est pas juste gardé, il fait des activités, il est avec d’autres enfants.

La formation m’a beaucoup apporté. Avec le groupe d’assistantes maternelles formées, on s’aide beaucoup entre nous. Avant, on faisait les stages à l’ancienne. Maintenant, on a les cours qu’on peut ressortir. Le module de formation aux Premiers secours m’a beaucoup plu par exemple. Je n’avais pas ces notions-là. Tous les professionnels de crèches qui n’ont pas eu de formation devrait au moins connaître les gestes de premiers secours. Il faut plus de gens formés en crèches. On voit qu’il y a beaucoup de femmes qui travaillent. On a de plus en plus de demandes. Les gens n’ont plus trop confiance dans les nounous de maison. J’ai vécu l’expérience : il y a vraiment une différence entre être formé et ne pas être formé ».

Lors d’une rencontre avec Mme La Ministre (Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance), cette dernière s’est montrée très satisfaite et volontaire pour la révision d’un arrêté ministériel sur la Petite enfance et pour faciliter les ouvertures de crèches.

Le métier d’assistant·e maternel·le ou d’auxiliaire Petite enfance n’est pas encore reconnu par l’Etat ; c’est un enjeu dans les années à venir.

Voici aussi le lien vers des témoignages vidéo :

https://planete-eed.org/video-petite-enfance-au-togo-formation-temoignage-2025

PE&D

~ La pouponnière « la Maison du Sourire » ~

Depuis 2018, les Coloriés apporte son soutien à la pouponnière la Maison du Sourire à M’Bodiem au Sénégal, qui œuvre pour la protection des enfants dans le département de Mbour.  La pouponnière a pour mission de réduire la vulnérabilité des enfants de 0 à 3 ans dont les parents ne peuvent pas prendre la charge pendant la première année de vie, ou ceux qui sont abandonnés en les accueillant au sein de « la Maison du Sourire »

Christine Présidente de l’association Sourire d’Enfants en France séjourne chaque année deux mois durant à la pouponnière et nous transmet ci-dessous des nouvelles de la « Maison du Sourire »

Comme les autres années dès notre arrivée à la pouponnière, nous sommes remplis de joie de voir les 27 enfants heureux et joyeux choyés à la pouponnière.

Mouhamed est le doyen, du haut de ses 3 ans et 4 mois, talonné de près par sa grande copine Fatou qui aura 3 ans le 16 avril. Ils sont arrivés à la pouponnière le 16 janvier 2024. Ils sont inséparables avec deux tempéraments bien trempés.

Mansour âgé de 2 ans et 3 mois rencontre une petite difficulté au niveau de ses jambes. Il a les jambes très arquées et chute assez fréquemment. Alba la Directrice a consulté un chirurgien et des radiographies ont été effectuées à Dakar. L’idée de l’opération semble s’éloigner (ouf !). Depuis une semaine, la nuit, il porte des atèles qui ressemblent à des gouttières. Nous misons beaucoup sur ce dispositif.  

Oh bien sûr, autour du bac à sable il y a parfois des coups de pelle et des bagarres de seaux … Fatou joue à la nounou en tentant d’empêcher les plus petits de déguster du sable, Arona ne supporte pas qu’un copain défasse ses tas de sable, Youssouf,  dit « Youyou » préfère remplir de sable les petits lits parapluie extérieurs ! Notre brindille Seynabou, coqueluche de notre gardien Michael, adore déverser ses seaux de sable devant la porte de la case de réunion…

Des bagarres de territoire éclatent pour venir sur mes genoux et faire des câlins, lorsqu’à la fin de la journée je viens rejoindre la petite troupe !!! Ainsi vont et viennent les journées à la pouponnière…

 Comme je passe beaucoup de temps dans les salles, j’observe un personnel très attentif à prendre soin des enfants et les choyer. Que ce soient les nounous, les aides ménagères les gardiens et la gardienne, tous sont impliqués comme une grande famille.

Tous les mardis après-midi, l’atelier musique installé par Mathis et baptisé en mardi de Mathis perdure, un rituel dont je suis friande ; voir les enfants aller chercher les coussins rangés à l’infirmerie, et les porter sur leur tête jusqu’au kiosque où se déroule l’activité est très drôle. Cette année les enfants sont petits en âge et les coussins sont aussi gros qu’eux. !!!

Le jeudi l’atelier yoga résiste du mieux qu’il peut : les enfants ont trois ans, deux ans et 18 mois…les grands suivent, les petits grimpent sur les coussins et flanquent un joyeux bazar, mais la volonté de le maintenir est manifeste et les trublions y trouvent néanmoins leur compte !

Lucie, notre nouveau service civique, a organisé des ateliers gommettes et peinture, les enfants sont très heureux et concentrés sur cette activité.

Chez les petits, au début de mon séjour, un petit Adama âgé de 10 mois venait d’arriver. L’intégration est toujours difficile pour un enfant de cet âge. Après plusieurs jours à manifester son mécontentement d’être là, notre petit bonhomme au sourire ravageur a trouvé sa place : il a soufflé sa première bougie sur la plage dans le cadre des goûters d’Elise, et a dégusté le gâteau au chocolat et, lorsque j’ai quitté la pouponnière la semaine dernière, il se tenait très bien sur ses jambes et n’était pas loin de trottiner.

Dans la petite salle, deux petites jumelles magnifiques, souriantes Marene et Paya ne demandent qu’à grandir : elles sont nées le 20 novembre 2025.

Quant au jumeaux Adama et Awa, garçon et fille, ils ont maintenant 1 an et 3 mois et se préparent à marcher tranquillement mais ils ne semblent pas trop pressés.

Seul Mouhamed âgé de 1 an et 2 mois (jumeau de la petite Mariama décédée l’année dernière) présente un retard, mais il progresse lentement. Lorsque je suis arrivée, il tenait difficilement sa tête mais lors de mon départ la progression était visible, il ne se tient toujours pas assis, mais rampe sur le sol…. C’est un enfant très souriant.

Le 1er avril 2026 est arrivé un petit Moussa il est âgé de 15 jours, l’intégration est généralement plus facile à cet âge, je suis toujours émerveillée de ce pouvoir de résilience et d’adaptation de ces enfants. 

Voilà chers parrains et marraines je vous ai fait faire un petit tour dans la petite salle et la grande salle avec nos petits protégés. Comme toujours Bernard et moi avons été très présents à la pouponnière et très actifs aux côtés d’Alba et Fabrice.

Tout au long de l’année nous fêtons les 10 ans de l’ouverture de la pouponnière, vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre n’hésitez pas à parler de nous afin que la prochaine décennie nous permette de veiller sur nos tout-petits avec la même énergie et le même enthousiasme.

Les Coloriés soutient la pouponnière à travers le versement d’un don annuel de 20% des frais d’inscription des parents et l’achat de cadeaux de Noël offerts aux familles et salariés les Coloriés. 

~ The little school of music ~

Depuis 2024, les Coloriés a apporté son soutien à the “Little school of music in the valley” à Johannesbourg en Afrique du Sud qui propose des cours de musique à des enfants de 7 à 16 ans  des quartiers défavorisés.

Un film pour en savoir plus sur l’école de musique:  https://www.youtube.com/watch?v=lzWkEJVgNg0

Une trentaine d’enfants profitent gratuitement plusieurs demi-journées par semaine des leçons de trompette, piano, guitare, violon, batteries et solfège données par quatre professeurs professionnels. Ces 12 derniers mois, en ligne avec notre pédagogie depuis plusieurs années, nos étudiants ont continué de mener en parallèle un apprentissage individuel et la pratique de la musique en groupe. Ils ont eu la fierté de faire plusieurs concerts et se préparent assidument pour le concert de la « fête de la musique » le 20 juin 2026 auquel notre école à le privilège de participer (comme en 2025) auprès de groupes de renommée nationale !

Ce type d’évènement tout comme l’apprentissage au sein de notre école sont des leviers privilégiés pour développer leurs talents et leur donner confiance en eux dans un cadre sur et verdoyant alors que la plupart vivent dans des conditions très difficiles (grande pauvreté, forte insécurité, souvent mère célibataire etc…). Les Coloriés (notre sponsor principal en 2024 et 2025) a été un support indispensable pour permettre d’accueillir de nouveaux enfants et développer nos actions.  Avec en particulier le prêt d’instruments aux enfants les plus motivés, la première obtention d’un diplôme du Trinity London College par une jeune violoniste, la distribution systématique au moins une fois par semaine d’un goûter équilibré.

En 2026, nous avons pour objectif de faire passer à au moins 10 enfants les examens du Trinity London College, d’ajouter des plages d’enseignement et d’augmenter le nombre d’instruments prêtés. Cette institution internationalement reconnue à accepter (après de longues discussions !) d’offrir à nos étudiants les frais d’examens en 2026.

Un de nos élèves (assidu depuis plusieurs années) a été admis en janvier 2026 à la National School of Arts (un lycée d’état réputé dédié aux arts et à la musique) et l’association va contribuer aux frais de scolarité (impossible à financer en totalité par sa famille). Nous souhaitons pouvoir étendre ce type de bourse à 2 ou 3 élèves en 2027.

De la petite enfance jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte, l’accès à une éducation de qualité dans un environnement sûr et bienveillant est le meilleur gage pour assurer le développement harmonieux des enfants. Et plus largement, pour garantir une amélioration des conditions de vie de la population dans son ensemble et le développement du pays.

A son petit niveau, notre « petite école » y apporte sa contribution avec l’aide des « Coloriés » !

Article de Xavier Duménil,  Président de l’Association The little school of Music

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